Colloque du 21 février 2017

 

Les travaux du colloque se sont déroulés dans une salle aimablement mise à leur disposition par la Mairie du 3° Arrondissement et ont été inaugurés par une déclaration de M.  Pierre Aidenbaum de l’Arrondissement.  Ils ont réuni près de 100 personnes représentant toute la diversité des milieux intéressés par la problématique du Colloque et notamment pour ce qui concerne la parité hommes-femmes.

Après les mots chaleureux du Maire de l’Arrondissement, M. Pierre Aidenbaum, qui a notamment excusé l’absence de M. Klugman - Adjoint à la Maire de Paris, chargé des relations internationales et de la francophonie) - Madjid Chaker, président d’AIDONS, prit la parole pour remercier la Ville de Paris qui avait accepté d’assurer le parrainage du colloque, ainsi que M. le maire du 3 Arrondissement et sa Directrice de Cabinet, Mme Sabrina Boussouar qui, malheureusement absente pour des raisons de santé, doit être vivement saluée pour l’organisation impeccable de la logistique du colloque.

La parole fut ensuite donnée à Mme Nadia Bey, journaliste à Radio Orient, qui officia comme modératrice et assura sa tâche avec maitrise et professionnalisme.

Elle lança fort habilement les travaux du Colloque à partir de la déclaration de M. Emmanuel Macron, faite à Alger, à propos de la qualification de la colonisation comme crime contre l’humanité et qui, ensuite, occupera une partie des interventions et du débat. Tout comme la question de la qualification de ce qui s’est passé entre 1954 et 1962 comme « événements d’Algérie » et non « guerre d’Algérie ».

Ceci dit, pour la plupart des intervenants, il est clair qu’il convient de laisser l’écriture de l’Histoire aux historiens et de se concentrer sur la réalisation d’actions communes dans les différents domaines de la coopération entre les deux pays.

 

Les interventions

 

Abordant la période 1980-1990, Abdou Bendjoudi retraça les événements post indépendance et la décennie noire des années 90. Il insista sur la relation « molle » entre les gouvernements français dirigés par Valérie Giscard-d’Estaing et François Mitterrand d’une part, et les gouvernements algériens de Houari Boumediene et Chadli Bendjedid    

               

Jean-Yves Autexier présenta une situation de la relation France et l’Algérie, dans la période actuelle et spécialement depuis 2012, marquée par un « réchauffement » réel. Il en exposa les principaux acquis en matière diplomatique (Mali, Libye, Sahel), en matière politique, et dans le domaine économique (grands investissements, mission de M. Levet, Haut Représentant pour la coopération industrielle) ou encore dans les échange entre les hommes et les idées (700 accords de coopération universitaires, 23 000 étudiants algériens en France, nombre de visas porté à 430 000 en 2016, co-éditions, co-productions cinéma…). Ces coopérations gagneraient beaucoup à être développées à plus vaste échelle. Elles se heurtent à des adversaires bien connus : en France, les nostalgiques de l’Algérie française, petite minorité mais très active, ceux qui se réjouissent chaque fois que l’Algérie rencontre une difficulté et qui ont manqué au devoir de solidarité dans les années noires (« qui tue qui ? ») Elle connait aussi ses adversaires en Algérie : ceux qui veulent réduire le pays à une seule de ses composantes et voudraient couper les liens avec l’Europe. Mais ces courants sont minoritaires et peuvent être marginalisés. C’est le rôle de celles et ceux qui ont compris l’importance stratégique pour nos deux peuples, de relations fécondes.

 

 

Après avoir rapidement décrit la relation actuelle entre la France et l’Algérie : (coopération, actions communes, résultats positifs notamment en matière diplomatique et sécuritaire en Afrique et au Moyen-Orient), Hasni Abidi nous proposa une analyse « complète » et documentée des domaines où français et algériens devraient coordonner et compléter leurs actions côté français et européen d’une part, et algérien et africain d’autre part.

 

 

M. Jacques Fournier, s’appuyant sur le contenu de son livre, nous fournit une analyse nostalgique de sa vie algérienne des années 30/40. Né à Epinal, « par hasard » sa maman devant aller accoucher chez sa sœur en France, Jacques est algérien qui a fait des allers-retours dans sa jeunesse entre la France et l’Algérie. Il a épousé la fille d’un intellectuel algérien aujourd’hui redécouvert dans son pays, Mohand Tazerout.

Ses « vies » dans les deux pays lui permettent de porter un œil autorisé sur la relation entre français et algériens, entre la France et l’Algérie.

Il insista sur les difficultés de l’Algérie dès l’indépendance (départ massif des cadres et techniciens français qui laissa le pays dans une situation de désorganisation)

Haut fonctionnaire de l’Etat français durant les années 80/90, Jacques travailla au Maroc où il a pu comparer la situation de pays, non « colonisé » par la France et l’Algérie, entité française. Il explique ainsi ce qui a pu faire que la France et l’Algérie n’ont jamais pu trouver un équilibre dans leurs relations.

L’évocation pleine d’émotion de son « Algérie retrouvée » raviva le souvenir des participants issus de la même région que Jacques.

 

Les conférences, déjà riches par leur contenu et leurs différents angles d’attaque, étaient constamment relancées par des citations, des questions que Nadia Bey apportait comme contribution et dont le but, atteint, était de maintenir présent l’intérêt de l’assistance pour thèmes abordés.

 

Le débat qui suivit les conférences fut riche, animé et sans tabou. De nombreuses questions portèrent sur le rôle des différents gouvernements français et algériens dans les tentatives de construction d’une relation d’exception ou apaisée.

 

Les algériens et les français (dont ceux d’origine algérienne) ont regretté que l’on ne puisse pas enseigner en France l’histoire de la colonisation. Ils suggèrent que les autorités algériennes cessent de prendre en otage les citoyens et leur mémoire et qu’ils enseignent la « vraie » histoire de la guerre d’Algérie.

Beaucoup de jeunes algériens qui ne trouvent pas facilement de tribune pour exprimer leur mal-vie et leurs frustrations saisirent l’occasion du débat pour fustiger les mauvais traitements dont ils sont l’objet de la part d’une bureaucratie incompétente et aveugle.

La question des visas a naturellement été évoquée pour reprocher aux consulats français en Algérie de continue de refuser ces visas aux algériens qui désirent venir en France comme « touristes » ou pour visiter leurs familles.

Le débat se poursuivi autour d’un sympathique verre de l’amitié gentiment offert par la mairie du 3ième arrondissement de Paris.

 

2017

25 octobre 2017

A 18h 30 à la mairie de Paris

Auditorium, hôtel de Ville

Paris 4ème

 

Relation

   France Algérie

 

27 septembre 2017

   Algérie en Mouvement! 

   du 27 au 30 septembre

 

Mercredi 27 septembre         18h30 - 22h

   à la Mairie du 2ème      arrondismt de Paris

17 mai 2017

A 18h 30 au CNAM

292, rue St Martin  Paris 3ème

 

Relation

   France Algérie

 

 

5 avril 2017

18 h 30 à 19 h 30

 

INFORMATION SUR L'ACCOMPAGNEMENT A LA CRÉATION D'ENTREPRISE

 

 

21 février 2017

A 18h 30 à la mairie du 3ème arrondissement de Paris

Relation

   France Algérie

 

 

18 et 19 février 2017

Hotel de Ville de Paris

 

 

2016

15 juin 2016

Le 15 juin 2016, AIDONS a déposé une demande de financement d'un projet en Algérie, dans le cadre du Paris Label Codéveloppement 2016.

 Le projet consiste en la création d'une maison de la jeune entreprise à Alger.

Notre projet n'a pas été retenu parce que l'association n'est pas domiciliée à Paris.

Ce sera chose faite pour 2017.

6 juin 2016

Le 6 juin 2016, AIDONS a déposé une demande de financement d'un projet en Algérie, dans le cadre du PRA/OSIM du Forim.

Le projet consiste en la création d'un centre d'accompagnement et de formation de porteurs de projet en Algérie.     Notre projet n'a pas été retenu. Nous attendons des explications.

18 mars 2016

 

Conférence sur le "Codéveloppement France-Maghreb" 

Salle SRV,

24 avenue Paul Raoult

Les Mureaux 

de 17 à 19h

 

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ACTUALITES

6 juin 2016